De l’infinitude du monde
Puis l’homme découvrit que le monde était fini et que, dans le vide de l’univers, existait pour lui comme pour toutes les espèces vivantes une frontière absolue.
des mots, des phrases, des lignes
Puis l’homme découvrit que le monde était fini et que, dans le vide de l’univers, existait pour lui comme pour toutes les espèces vivantes une frontière absolue.
Il y avait hier matin dans la rue de Grenelle Une odeur d’encens sous la pluie qui tombait ; Pieusement je roulais dans cet air ecclésial. Plus loin, au Grand Palais, pour la Fashion Week, Des jambes magnifiques descendaient de voiture Illuminées par les éclairs des photographes. Plus loin encore, remontant la rue François Ier, … Lire la suite
Comprendre, c’est souvent réduire à ce que l’on connaît, à ce que déjà l’on comprend. Et c’est donc ne pas comprendre.
Malheureux celui qui, Parce qu’elle sera flétrie, Méprise la beauté De la fleur épanouie. Parce qu’elle est éphémère, Il croit qu’elle est mensonge ; Pauvre être qui confond Vrai et éternité ! C’est un fou prétentieux ! Il n’a rien compris ; Et prend pour sagesse Ce qui n’est que folie.
La lune est pleine ;On dirait un ballon.Un ballon qui s’élève,Lumineux, puis retombe,Retombe et rebondit,Sur le noir de la terreTandis que le train tourneSur une voie penchée.
C’était une femme recroquevillée sur le seuil d’une porte, rue du Faubourg Saint-Honoré. Sur ses genoux repliés, elle serrait une couette, et elle regardait le monde de ses yeux clairs et tristes. Elle faisait penser à la fois à Andersen, et à cette belle femme, plongée dans la crise américaine avec ses enfants, que Dorothea … Lire la suite
Une des choses qui me troublent, me désemparent et m’émerveillent quand, par instants, j’en prends conscience, est le contraste (ou bien plutôt la redondance) entre le nombre immense des créatures : hommes, chouettes, fleurs, libellules, baleines, arbres, éléphants et souris, et la valeur immense de chacune d’elles. Longtemps, et trop souvent encore maintenant, j’ai considéré … Lire la suite
Dans bien des cas, Pour comprendre, Il faut déjà avoir compris, Comme pour chercher, Il faut déjà avoir trouvé. Du coup, c’est un peu compliqué, c’est sûr. Mais c’est comme ça.
C’est toujours amusant quand, dans un ascenseur,Une femme, ayant vu qu’il ne restait que moi,Sort de son sac à main un tube de rouge à lèvresEt, me tournant le dos, arrange sa toilette. Quelle étrange impression, par ce retournement,D’être soudain réduit à une chose inerte,Une armoire, une patère, une table, un pot de fleurs,Une de … Lire la suite