Les grandes enquêtes d’Aldor
III.- Le cataclysme de Porquerolles
8. L’île de la Terre fondue
Bien avant la soude, quelque chose de gigantesque s’est passé ici, qui a fondu la terre, précipité le fer contenu dans l’hématite et la limonite, coulé en ces sortes de lingots que la mer a roulés en galets les dépôts métalliques qu’abritaient les couches de phyllades.
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III.- Le cataclysme de Porquerolles
7. Promenade champêtre
Le 14 août 1913 à 7 heures, deux calèches partent de la ferme Notre-Dame. Elles emportent, dans l’une, François-Joseph Fournier, sa jeune épouse Sylvia et leur fille Monita, qui vient d’avoir trois mois ; et dans l’autre le prince Albert de Monaco, sa douce amie Sarah Bernhardt, Jean-Baptiste Charcot, revenu de son inspection des forts de Porquerolles, et Charles Richet, qui guide tout ce petit monde.
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III.- Le cataclysme de Porquerolles
6. C’est parce que je n’y connais rien que je puis en parler
Mais c’est justement parce que je ne sais rien de la géomorphologie, que j’en suis même, vous avez raison, totalement ignorant, que je puis penser et réfléchir sans être enfermé dans ses dogmes. C’est parce que je n’y connais rien que je puis en parler avec pertinence !
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III.- Le cataclysme de Porquerolles
5. Un corps céleste
Eh bien je vous dit que ces deux ovales sont les traces de deux météorites géantes, issues probablement de l’explosion d’un même corps céleste qui, chues ici en des temps immémoriaux, ont déclenché l’immense, l’incroyable cataclysme vu par Eusapia Palladino.
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III.- Le cataclysme de Porquerolles
4. J’en étais sûr !
Quelques années auparavant, Eusapia Palladino, qui se trouvait, sur son invitation, sur l’île du Grand Rigaud, avait énoncé plusieurs prophéties à propos de Porquerolles, plus extraordinaires les unes que les autres…
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III.- Le cataclysme de Porquerolles
3. J’en ai vu un, de mes propres yeux vu !
À ces derniers mots, Fournier a brusquement pâli. Il a fallu l’allonger sur le canapé et lui dénouer la cravate pour qu’il reprenne des couleurs. A ce moment là, Charcot parlait des immenses mammouths congelés qu’il avait vus dans le grand nord, et Fournier a alors déclaré : « Oui, ils sont énormes ! ».
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2. Ma Chère et tendre Circé
Figurez-vous que Charles Richet, qui était un sacré connard mais également un type extrêmement brillant, original et non conformiste (un dreyfusard de la première heure, lui aussi) ; figurez-vous que Charles Richet se piquait de littérature et qu’il avait écrit, en 1903 ou 1905, une pièce de théâtre intitulée Circé
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III.- Le cataclysme de Porquerolles
1. Un étrange message
Elle avait soudainement fait le lien avec un document surprenant qui figure dans les archives d’Albert de Monaco que détient l’I.P.H., document dans lequel le souverain et savant évoque une conversation qu’il a eue, sur son yacht L’Hirondelle II, avec François-Joseph Fournier mais aussi avec Charles Richet, propriétaire de l’île du Grand Roubaud.
Églises de savoir
A la fraîcheur des églises, je préfère, de beaucoup, celle des bibliothèques. Comme je préfère leur silence, le tamis de leur lumière et l’ambiance de respect qui y règne.
Une presque épiphanie
C’était beau. Beau à s’agenouiller. Presque une épiphanie.