La petite reine trahie

Même les vélos normaux mis à disposition du public sont des mécaniques lourdes et épaisses à larges moyeux, larges tubes, larges pneus, larges rayons ; des bicyclettes qui, comme la grenouille de la fable, auraient voulu se faire aussi grosses que des mobylettes. La simplicité, la pureté, l’économie de moyens qui sont l’essence du vélo sont ici piétinées, emportées dans la spirale inflationniste qui régit l’industrie automobile, qui ne conçoit le progrès que sous forme d’alourdissement et d’accumulation de matière.

Le désir et la grâce

Dans le livre que m’a offert François pour mon anniversaire, il est dit d’un guide de haute montagne : « Il est plein d’une absence de désir. » C’est l’effet que me font les médecins de famille, ces personnes calmes et pleines de rassurance qu’on pourrait croire n’être touchées par aucun manque, aucune absence, aucun désir. Je … Lire la suite