Toutes ces vies vidées des plaisirs de la vie

Ce doit être bizarre de vivre et de n’avoir jamais vécu que dans cet entre soi, cet enclos vitré, loin des bruits, des cris, des lumières de la jungle ; de n’avoir jamais connu la fraîcheur de la pluie et la caresse du soleil, la senteur poivrée du pétrichor, la crainte et le bonheur mêlés d’être un parmi les autres êtres de la grande île natale.

La vie large

Il ne s’agit pas de nier le rôle de l’économie, de dire que la richesse et la pauvreté, ça n’existe pas ou c’est sans importance ; mais de passer d’un monde et d’un imaginaire dominés par l’économie à un monde et un imaginaire où elle n’occuperait que sa place, qui est grande mais non prépondérante.

Le mépris, le déni et le monde qui se délite (reprise)

C’était hier soir, à la Villa Carmignac, à Porquerolles : la beauté de Brigitte Bardot, le chapeau de Piccoli, la musique de Georges Delerue, la splendeur de Capri. Tout ça sous les pins et les eucalyptus, dans le chant des cigales qui peu à peu se taisaient tandis que, derrière l’écran, la lune se levait. … Lire la suite

La foi du colibri

Il doit bien se le dire, aussi, le colibri, que c’est inutile et même assez ridicule, ce rôle de sauveur qu’il se donne. Il doit y penser, au triangle de Karpman, à la bonne conscience, à la vanité et à tout ce que pourraient lui dire et pensent déjà peut-être les esprit forts qui le voient s’agiter en tous sens.