Les rues sombres

Il y a une chose que je déteste,
C’est de devoir, la nuit,
Dans les rues sombres,
Ou même parfois le jour,
Dans les quartiers déserts,
Chemins de randonnée
Traversant des forêts profondes ;
C’est de devoir changer de trottoir,
Chantonner ou faire quelque chose,
Souvent n’importe quoi,
De bruyant ou d’incongru,
Parce que mes pas,
Le bruit seul de mes pas
Effraie la femme qui marche devant moi.

Au-delà

J’ai marché, marché, marché. Marché jusqu’aux limites lointaines de la ville, là où celle-ci s’arrête pour laisser place à autre chose : des champs, des arbres, des oiseaux, des buissons ; de la terre gorgée de pluie et couverte de flaques profondes et bourbeuses, marécageuses ; de grandes étendues sauvages où règnent, indomptés, maîtres des … Lire la suite