Porter le monde

Les fardeaux, comme toutes les choses intéressantes de ce monde, ne sont jamais monovalents, jamais univoques : ils vibrent incessamment et se retournent à chaque instant, passant du positif au négatif, de l’attrayant au repoussant : le fardeau pèse et nous fait plier mais notre capacité à l’assumer, à le supporter, nous grandit et nous allège. Il y a une dialectique du fardeau et de la légèreté, de la pesanteur et de la grâce, comme il y a une dialectique du maître et de l’esclave, de la servitude et de la liberté.

La vérité est un bloc

La vérité est-elle un bloc ? Je ne le sais pas, en fait. Je n’en suis pas sûr. Mais elle n’est pas du chamallow, de la mousse, du gruyère, avec des trous de mensonge dedans. Il peut y avoir des pans d’ombre, des espaces dont on ne sait que dire, des au-delà de la conscience, … Lire la suite