Il y a ceux qui, partout dans le monde, luttent contre la maladie. Celle-ci et les autres, d’ailleurs. Vous êtes nos frères humains.

Il y a ceux qui, partout dans le monde, soignent et aident les malades sans épargner leur peine. Merci, Frères humains !

Il y a ceux qui, partout dans le monde, ont un proche malade et qui ne peuvent rien faire sinon lui donner leur amour. Recevez le nôtre, Frères humains !

Il y a ceux qui, partout dans le monde, travaillent, dans des conditions difficiles, pour que le monde continue de tourner, qu’il y ait de l’énergie, des transports, de la nourriture, des médicaments, de l’eau et tout le nécessaire. Bravo à vous, Frères humains !

Il y a ceux qui, partout dans le monde, ont dû arrêter de travailler, et qui craignent pour le lendemain. Nous vous tenons la main, Frères humains.

Il y a ceux qui, partout dans le monde, vivent confinés dans de tout petits logements et pour qui, non, ça n’est pas drôle. Nous pensons à vous, Frères humains.

Il y a ceux qui, partout dans le monde, ne pouvant rien faire, font pourtant de leur mieux et tentent d’égayer ces jours un peu tristes. Soyez remerciés des rires que vous faites naître, Frères humains !

Et puis il y a les désespérés vivant au fond de leur désespoir.

Les désespérés tellement désespérés qu’ils croient que cela est un complot.

Les désespérés tellement désespérés qu’ils pensent que les gouvernements ont sciemment veillé à faire traîner les choses.

Les désespérés tellement désespérés qu’ils croient que, le jour terrible où il faudra choisir, s’il advient, le riche sera systématiquement préféré au pauvre.

Les désespérés tellement désespérés qu’ils pensent qu’un traitement existe mais qu’il n’est pas diffusé pour protéger les intérêts de l’industrie pharmaceutique.

Les désespérés tellement désespérés qu’ils ne savent qu’accuser, sans même voir que le monde entier est dans le même précipice et que leur accusation est absurde.

Les désespérés tellement désespérés qu’ils ont perdu toute confiance en leurs frères humains.

Pauvres désespérés, pauvres frères humains, dans quelle noirceur êtes-vous plongés ! Quelle tristesse doit être la vôtre !


La photo a été prise au Centre Georges Pompidou, où nous reviendrons un jour admirer, rire et aimer.

Aldor

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