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J’étais à Ajaccio.

Un peu à l’écart du centre de la ville s’étendait le quartier Grimaldi où s’élevaient, parmi les arbres asséchés par l’été, de grandes bâtisses et un vieux palais, ruiné par le temps et l’abandon des lieux. Le parc, redevenu sauvage, qui l’entourait, était jonché de vestiges dont certains surgissaient de mares et d’étangs. C’était des pans de murs, des chapelles, des tombeaux, de vieilles pierres envahies de racines et de troncs comme elles le sont à Angkor, disséminées parmi les herbes folles.

Franchissant un petit fossé, j’avais sauté sur un tombeau monumental dont toutes les faces étaient couvertes de bas-reliefs érodés par le temps. Je m’y étais accroché pour faire le tour de l’édicule puis mon pied avait glissé et je m’étais retrouvé dans l’eau noirâtre.

M’accrochant aux racines qui descendaient dans l’eau, j’avais pu agripper une sorte de parapet et m’extraire du trou. J’avais alors aperçu deux enfants qui jouaient à plonger et à replonger dans cette mare.

Aldor

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