Gracieuse, souriante, calme, épanouie,
Hiératique pourtant, et sage, et austère,
Digne parmi les fleurs, les arbres et les fruits,
La dame aux six visages est pleine de mystère.

Pourquoi ces lapins blancs, pourquoi cette panthère,
Ces singes qui grignotent, ce renard qui surgit,
Et tous ces animaux qui font tapisserie,
Et ces objets, et ces oiseaux traversant l’air ?

Pourquoi la jeune fille parfois n’est-elle pas là ?
Pourquoi ce tapis bleu et rond comme une ville
Entourée de remparts, abritée comme une île,
Jardin d’Eden où le serpent ne sévit pas ?

Quelle chevelure ! Blonde et brillante comme les blés,
Parfois cachée, parfois relevée en aigrette,
Autre parure venant couronner la toilette
Et qui, dans la scène finale, est coupée !

Haute dame, belle dame qui tristement sourit,
Et que protègent une licorne et un lion,
Que nous racontes-tu de tes émotions
De tes passions, dans ce jardin rouge sang et fleuri ?

Aldor

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