Ode à la Grèce
J’aime les poulpes accrochés aux fils des tavernes,
Les grands platanes aux feuilles murmurantes,
Les ports, ces portes ouvertes sur les chemins du monde,
Leur parfum d’huile et de mazout, promesse d’aventure,
L’élite intellectuelle, politique ou plutôt administrative
Ivres de soleil et de pluie, comme épuisées après l’amour, les pivoines, ces belles endormies, laissaient tomber leur tête lourde, ouvrant grand leurs lèvres de soie rose. Sous l’œil voyeur, des intimités charnelles se dévoilaient.
Par moments
Par moments, je pense à elles,
A ces femmes enfermées dont l’ombre se dissout
Et qu’il ne faut pas oublier.
Une soirée chez les fées
3. Rencontre avec Minité
Quittant les deux sœurs (je n’en pouvais plus des idioties…
Une soirée chez les fées
2. Celles qui ne vont jamais seules
… Continuant mon chemin, je suis arrivé à la hauteur…
Une soirée chez les fées
1. Carabosse ?
Quand je l’ai vue, de loin, j’ai d’abord cru que c’était Carabosse, et me suis demandé ce qu’elle faisait là, qui pouvait avoir eu l’idée saugrenue de l’inviter malgré les casseroles qu’elle traînait derrière elle.
Attrapé !
Un coup de soleil se promenait hier
Dans le jardin du Luxembourg.
La tourneuse de pages
Elle était en retrait, toute fine, toute droite, à demi assise sur l’extrémité de la chaise, le pied cambré dans de petits mocassins vernis et les jambes prêtes à s’élancer.
Le chantier
C’était très bien payé, rubis sur l’ongle, par le Middle East Trump Charity & Resorts Trust ; on avait un matériel formidable, avec les gros bulldozers prêtés par l’armée américaine, et, pour dégager les gravats, ces immenses camions bennes qu’on voit dans les mines de charbon allemandes
Laisser-aller
Une des choses qu’on comprend, qu’on comprend et ressent
À errer parmi les poissons (je connais ceux de Porquerolles),
Est l’agrément qu’on peut avoir à se laisser aller,
À se laisser contraindre et emporter
Par les événements, la grande houle de la vie.