Les grandes enquêtes d’Aldor
Un autre mystère à Porquerolles
5. le combat de la jeune fille
La jeune fille faisait le guet depuis l’abri de la Grande huître et elle a vu s’avancer, fatigué mais plein de puissance, un majestueux mammouth. Elle a pris sa lance et ses flèches, a dégringolé la falaise et a commencé à pister l’animal, à le harasser, à le fatiguer de ses traits pour le forcer à ralentir.
Les grandes enquêtes d’Aldor
Un autre mystère à Porquerolles
4. latérite ! latérite !
Je les entends déjà, les incrédules, les esprits forts, les sceptiques ; j’entends déjà leurs ricanement et leurs cris d’orfraies : « Un T-Rex avec un mammouth ? Mais c’est impossible, chronologiquement im-pos-sible, mon pauvre Bernard ! Des millions d’années les séparent ! Un T-Rex sur les bords la Méditerranée ? Mais quelle idée ridicule ! Ne sais-tu pas que les T-Rex vivaient en Amérique ? ».
Les grandes enquêtes d’Aldor
Un autre mystère à Porquerolles
3. les révélations de la lumière
C’est en faisant la queue à la boulangerie que j’ai fait la connaissance d’Ingrid. Ingrid est archéologue à l’Institut Max Planck. C’est une jeune femme rousse d’une quarantaine d’années, aux cheveux courts, qui me rappelle un peu ma mère quand elle avait cet âge.
Les grandes enquêtes d’Aldor
Un autre mystère à Porquerolles
2. le pétroglyphe de la grande huître
Il existe, à Porquerolles, quelque part dans le parallépipède irrégulier formé par la Presqu’île du Langoustier, le Cap d’Armes, le Gros Sarranier et le Cap des Mèdes, une grotte, un abri plutôt, que les autochtones connaissent bien, quoique sous un autre nom, et où la roche se plie de telle manière qu’on croirait voir une huître fermée
Les grandes enquêtes d’Aldor
Un autre mystère à Porquerolles
1. une étrange impression
C’est fou, toutes ces inquiétudes qu’on perçoit, le matin, dans la queue de la boulangerie, ces rumeurs inabouties qui naissent avec le jour, bruissent avec le vent et s’évanouissent avec la nuit ! On se croirait à Los Alamos au temps du projet Manhattan ! Même les pachas à deux queues du Mont des Salins, mes jasons adorés, ont fui cette pesanteur pour rejoindre des contrées plus tranquilles !
Gore Vidal
Bavardant l’autre jour de Ravello avec une LLM, je me suis souvenu de ma rencontre avec Gore Vidal, de sa maison perchée sur la falaise, et de son extraordinaire vanité, qui n’avait d’égale que la mienne.
Le craquement du parquet
Ce que j’aime, dans la danse, c’est le craquement du parquet, comme, dans la guitare, le grattement de l’ongle sur la corde et le souffle du souffle sur le bec de la flûte.
Êtres de chant
À écouter les chants, j’ai l’impression que le chant fut premier, premier avant la musique et les mots.
Ode à la Grèce
J’aime les poulpes accrochés aux fils des tavernes,
Les grands platanes aux feuilles murmurantes,
Les ports, ces portes ouvertes sur les chemins du monde,
Leur parfum d’huile et de mazout, promesse d’aventure,
L’élite intellectuelle, politique ou plutôt administrative
Ivres de soleil et de pluie, comme épuisées après l’amour, les pivoines, ces belles endormies, laissaient tomber leur tête lourde, ouvrant grand leurs lèvres de soie rose. Sous l’œil voyeur, des intimités charnelles se dévoilaient.