Le craquement du parquet
Ce que j’aime, dans la danse, c’est le craquement du parquet, comme, dans la guitare, le grattement de l’ongle sur la corde et le souffle du souffle sur le bec de la flûte.
des mots, des phrases, des lignes
Ce que j’aime, dans la danse, c’est le craquement du parquet, comme, dans la guitare, le grattement de l’ongle sur la corde et le souffle du souffle sur le bec de la flûte.
L’impatience a aussi une vertu : elle oblige à se lancer, à se lancer dans l’imperfection, à se lancer dans l’incertitude. Elle est l’autre nom de la foi qui nous permet de croire, d’agir, d’aimer, sans être sûrs de ne pas nous tromper – sans être sûrs de rien. Elle est ce qui nous donne le courage de nous engager.
D’un côté la vie, avec son flux continu, ses oublis, son infidélité, ses trahisons, sa schizophrénie quotidienne ; de l’autre le pur, le vrai, l’authentique, l’incorruptible, mais qui au bout du compte, aux compromissions de la vie, préfère la mort.
Comment a-t-on pu laisser le plaisir à Satan et la beauté au diable ?
Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde, pourquoi,
S’il valait mieux le laisser incréé ?
Notre capacité à être heureux dans le malheur du monde fache les hypocrites et provoque la colère des totalitarismes religieux et laïques qui voudraient que le monde forme un bloc, mais elle est profondément ancrée en nous et se confond avec l’étincelle de la vie.
C’est ainsi que les fleurs disparaissent, et avec elles l’épaisseur du monde qui se réduit au plan unique de la carte si ce n’est à la seule ligne du chemin.