Certains, pour ne pas perdre leur liberté,
S’y enchaînent comme à un boulet
Qui les empêche d’avancer.

Certains, pour s’ouvrir au monde,
S’enferment dans leur solitude
Et s’interdisent d’en sortir.

Certains, pour aimer vraiment,
Préfèrent n’aimer personne,
Sinon eux-mêmes, comme Narcisse.

Certains, pour vivre longtemps,
Meurent immédiatement,
À l’ombre sacrifiant la proie.

Certains pensent avoir vaincu
Mais ils ont tout perdu,
Car la foi a failli,
Car ils n’ont pas osé.


Et l’amour, dans leur bouche, s’entend comme la mort.

Aldor

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