L’insouciance qui nous permet de vivre
Il arrive que, quittant soudain l’insouciance qui nous permet de vivre, on prenne conscience de la fragilité des choses. Et un abîme s’ouvre alors sous nos pas.
des mots, des phrases, des lignes
Il arrive que, quittant soudain l’insouciance qui nous permet de vivre, on prenne conscience de la fragilité des choses. Et un abîme s’ouvre alors sous nos pas.
Elle n’a pas beaucoup de temps, la vache, pour faire autre chose que manger, pour penser à autre chose qu’à trouver et mordre l’herbe dont elle a besoin pour vivre. Pas beaucoup de loisirs pour rédiger une symphonie ou inventer la machine à vapeur.
Mais sans mots pour décrire la profondeur des gouffres,
La fraîcheur de l’eau ou l’éclat des étoiles,
Sans mots pour raconter la douceur de la brise,
Le parfum du jasmin et la splendeur des choses,
Sans mots pour conjuguer le verbe aimer,
Quelque chose, à jamais, manquera : un gâchis.