L’été grec

Quand vient l’été, vient le désir des choses grecques : désir de lumière, de blancheur, de simplicité ; de netteté, de rigueur, de contraste. Désir de Méditerranée, de Camus, d’oliviers secs et de chemins pierreux. Désir de soif et d’absolu, de violence aussi peut-être : Ulysse, la force, Dune, Œdipe, Antigone, le destin et les dieux.

Mon précieux

J’ai, dans mes promenades, trouvé de l’or : un bracelet brisé en plusieurs morceaux qui étaient dispersés dans le goudron du bas-côté d’une route bourguignonne. Cassé, cabossé, abîmé mais fait cependant d’un métal inaltéré, aussi pur et éclatant qu’au décès de l’étoile dont il naquit un jour ancien. Mon précieux. J’aime à le regarder, le … Lire la suite

La vérité est un bloc

La vérité est-elle un bloc ? Je ne le sais pas, en fait. Je n’en suis pas sûr. Mais elle n’est pas du chamallow, de la mousse, du gruyère, avec des trous de mensonge dedans. Il peut y avoir des pans d’ombre, des espaces dont on ne sait que dire, des au-delà de la conscience, … Lire la suite

Porte du désir

Éclairer l’inconnu, combler notre faim de savoir mais conserver cependant, au coeur de cette connaissance, un puits d’ombre, un lieu de mystère qui soit une porte gardée ouverte vers l’inaccédé. Cet inaccédé dont l’existence seule peut, sans le combler, maintenir notre désir, notre humanité.