Je me demande si ce qui surgit dans l’acte même du dialogue, de la rencontre, du jeu, de la promenade, du rire, du sourire, de la caresse ; ce qui naît et advient dans le geste même qui se fait, l’interaction qui se produit et nous laisse bouleversé, si là n’est pas la seule, l’unique réalité ; et si les pensées et les réflexions que ces actions nourrissent ensuite ne constituent pas, au fond, de simples illusions, des illusions de sagesse suscitées et entretenues par l’ego pour survivre, pour donner à croire qu’il existe, qu’il existe autre chose que la suite des moments.