Hier matin,
Sur l’esplanade des Invalides,
Un chien jouait avec des pigeons,
Sautant pour les attraper sans le faire,
Tout au bonheur de courir et de se sentir vivre.

Il était comme le sourire du monde.

Je pensais, le regardant,
A la tristesse que ce même monde
Parfois revêt comme un manteau,
À ces larmes des choses dont a parlé Virgile
Et qui nous prennent comme un sanglot
Qu’évoque, en sa belle encyclique
« Tous frères », François le pape.

La réalité qui gémit
Sous les coups portés à ce monde,
A nos frères humains traités comme des choses :
Traités comme ne devraient pas être traitées les choses,
Et qui gémissent dans le malheur du monde.

Gémissement dans le mugissement
Qui n’éteint pas mais qui recouvre,
Qui gache comme un remords,
Le bonheur qu’on a de vivre,
La joie simple d’être là,

Le sourire des choses.


En illustration,  un champ fleuri filmé l’année dernière un jour que je revenais de Montargis à vélo.

Aldor

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