J’étais passager d’une voiture qui me conduisait je-ne-sais où et que pilotait quelqu’un que je connais pas (mais qui alors ne m’était pas inconnu).

Vint un moment où nous dûmes quitter la grande route que nous suivions et nous engager sur un chemin de traverse qui nous mena d’abord à un terrain militaire clos puis, après un coude, à une petite route longeant une rivière ou la traversant à gué. Cette voie avait un nom que je pus lire sur une plaque mais dont je ne me souviens pas.

Nous arrivâmes bientôt dans une rue bordée de hauts bâtiments faits de brique et de marbre rouge. Puis à une ville pleine de vie et de circulation où s’élevaient, partout, de hautes et fières bâtisses ecclésiales : à chaque coin de rue, rivalisant les uns avec les autres, à perte de vue, des cathédrales, des basiliques, des temples, immenses, prodigieux, magnifiques, rutilants. La ville en était pleine.

Nous nous arrêtâmes et entrâmes dans un grand magasin. Pour en sortir, nous utilisâmes la terrasse, fermée par des vitres, d’un café. Mes compagnons étaient déjà partis quand, circulant entre les tables, je fus arrêté par deux serveuses qui m’indiquèrent que je ne devais pas sortir par là et m’accompagnèrent vers une autre porte. L’une d’elles se proposa pour me servir de guide. J’acceptai. Elle était d’origine japonaise, très grande, et était charmée par mon accent français ; je l’étais par son corps immense, la moelleur de ses seins que je sentais contre mon épaule, et la gentillesse qu’elle montrait en parlant ma langue.

Tandis que nous marchions dans les rues et les places, je lui demandai quels étaient tous ces édifices : « les églises des Julien » me répondit-elle comme si cette explication était suffisante.

Nous entrâmes dans une galerie marchande et spontanément, d’un même mouvement, comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle au monde, fîmes l’amour sur un banc de bois.

Ainsi se termina mon rêve.

Aldor

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