Il y a, dans l’ébrasement du trumeau de la Sainte-Chapelle, une représentation de Dieu chassant Adam et Ève du Paradis.

On y voit Adam, qui tient sa feuille de vigne d’une main, désigner de son autre main Ève, visiblement pour rejeter sur elle l’entièreté de la faute et de la catastrophe.

Mais le geste est si lâche, et cette lâcheté si infantile qu’on se demande ce sur quoi l’artiste a vraiment voulu attirer l’attention : est-ce sur la responsabilité de la femme dans la Chute, sur la lâcheté de l’homme qui se défausse sur elle ? Ou est-ce plus radicalement sur la puérilité de cette humanité incapable d’assumer ses fautes ?

Aldor

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