Pour devenir quelque chose le dé
Doit renoncer à être tout.
Un deux trois quatre cinq six ont des chances égales
Et pourtant ! Un seul nombre à la fin sortira.

Les cases dans la grande roue de la grande loterie
Sont, au début du jeu, d’une même égalité
Et pourtant ! A la fin de la grande rouerie,
La bille s’immobilise en singularité.

Chaque coup de dé, ainsi, abolit le hasard
Et, dans le même temps, lui donne réalité.
Chaque coup fait surgir, des probabilités
Et de millions d’inexistences, des êtres rares.

Petit caillou de vrai au milieu des possibles,
Des « Peut-être » et des « Pourquoi pas ? »,
Le réel détonne dans le vide impassible
Que peuplent seulement des êtres qui ne sont pas.

Il est le survivant, l’unique rescapé
De ce coup de dé dont sont morts
Les autres possibilités,
Les choix qui s’ouvraient alors.

Aldor

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